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28 sept. 2011

- La rédactrice Virginie Mouzat crée la polémique avec sa critique sur la collection Tom Ford !


Virginie Mouzat, actuellement chef de la rubrique mode du Figaro Magazine fait actuellement parler d'elle suite à son dernier article cinglant mais honnête sur ses impressions lors de la présentation de la nouvelle collection de Tom Ford la semaine dernière à Londres. Le moins que l'on puisse dire c'est que la rédactrice n'est pas adepte de la langue de bois : elle confie n'avoir pas passé un bon moment ni même apprécié la collection. Le mot "cauchemar" est lâché ! Rappelons que Tom Ford refuse désormais les photographes à ses défilés ne souhaitant pas voir son travail mis en ligne sur Internet. Je vous propose de découvrir l'article en question dont les extraits sont déjà repris par toute la presse mode outre atlantique. 

« Non, nous ne voulons pas de journalistes, pas de critiques, pas de quotidien à la présentation Tom Ford. Que des rédactrices de mode… » , c’était en substance le mail reçu en réponse à une demande d’accès, en bonne et due forme, à la troisième saison du designer américain Tom Ford, dont deux à Londres. 
Une semaine plus tard, changement de cap, nouveau mail, invitation à une présentation. Toute la presse est là. Commence ainsi ce qui va lentement tourner au cauchemar.
Dès les premiers passages, on est frappé par l’apparence démodée d’une collection façon Gucci d’il y a plus de dix ans. Les complications chichiteuses des coupes (lien coulissant, fronces, taille haute juponnant sur le ventre, manches gigot…), la coiffure chahutée pour fille à peine sortie d’un « cinq à sept » et le make-up en font trop. Les mannequins sont littéralement barbouillés de fond de teint, de rouge à lèvres over glossy couleur Ferrari, d’ombre à paupières charbonneuse. Sur la soie cloquée, le violet associé au damier noir et blanc augmente d’un cran le stress rétinien. 
La surcharge, c’est le maître mot de ce défilé. Tel un catalogue ambulant, sur un mannequin s’empilent les accessoires et les emprunts : la nouvelle montre ? Elle ressemble à la Tank de Cartier. L’escarpin lacé sur la cheville ? Un ersatz d’un modèle Alaïa. Le jogging en cuir noir ? Déjà vu dans la croisière Céline, l’année dernière, tout comme les sandales à brides gourmette (ici, incrustée de strass). La robe hérissée de volants en raphia ? Une pâle version de celles d’Yves Saint Laurent du printemps-été 1967. Divisée en thèmes (sportswear, jour, cocktail, dîner, soirée…) afin de mimer la tradition qui voulait qu’une femme se change plusieurs fois par jour, la collection Tom Ford fait de sa cliente la même à toute heure, une professionnelle… de la vulgarité. 
Entendons-nous, la vulgarité peut être un adjuvant intéressant, une attitude rafraîchissante parfois. Ici, en revanche, aucune ironie possible avec sa définition littérale. Tom Ford, ce pape du glam, fût-il porno-chic, embarrasse. 
Les minutes qui vont suivre enfoncent ce pénible fashion faux pas. À la fin de cet inventaire pour Kim Kardashian, Tom Ford apparaît. S’avance. Et reste là, dans la travée centrale, demandant aux gens de se lever. Par angoisse peut être, par sympathie, parce que tout cela est censé être festif. Mais tout le monde regarde ses pieds. La musique ne baisse pas. Ford cherche à parler sur le son, plus fort. On n’entend rien. On voit juste cet homme au visage de bébé chercher désespérément à détendre l’atmosphère. Il se jette sur son compagnon de toujours, Richard Buckley, et l’embrasse (Ralph Lauren embrasse systématiquement son épouse Ricky à la fin de ses défilés, mais lui repart en backstage ensuite). Sauf qu’ici on ne se lève toujours pas. Alors Tom Ford recule vers Anna Wintour et c’est maintenant elle qu’il a décidé d’embrasser. Gênant. 
Finalement, on se dit que ce play-boy texan, que les journalistes encensaient lors de ses années Gucci, est devenu celui pour lequel on ne se lève pas. Si ce n’est celui qu’on fuit. Mais de cette scène, comme des looks, vous ne verrez rien ici. Tom Ford refuse de diffuser les photos de ses shows.
Source : Le Figaro "Tom Ford, inclassable" daté du 22 septembre

Voilà qui ne devrait vraisemblablement pas plaire au principal intéressé d'autant qu'une photo a tout de même filtré après la présentation (mais comme vous pouvez le voir difficile de se faire une idée des différentes pièces...) Seule Virginie a pour le moment exprimé son point de vue sur cette collection finalement peu attendue tant elle se veut secrète et ultra privée... Tom Ford, allergique aux critiques, à la presse et à Internet ? Dommage

 

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