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20 juin 2013

- La maison Balenciaga attaque Nicolas Ghesquière en justice !

Selon le magazine français 'Challenges', Balenciaga - qui est détenue par le groupe Kering, anciennement connu sous le nom de PPR - dépose des poursuites judiciaires contre le créateur pour "violation du devoir de confidentialité" après ses confidences à System Magazine.  
Voici ce qu'il a déclaré : "Dès le départ, j'ai voulu que la marque soit commerciale, mais le groupe qui possédait la maison n'avait aucune notion de commerce, il n'y avait pas d'équipe de production, rien. Cela me fait vraiment sourire aujourd'hui quand je repense à ça parce que c'était moi qui devais inventer le concept de commercial chez Balenciaga. Prenons Miuccia Prada par exemple, elle a des partenaires extraordinaires, alors que moi je faisais tout moi-même, il n'y avait personne pour m'aider.
Ils voulaient par la suite ouvrir des magasins mais dans des endroits très médiocres, où les gens ne connaissaient même pas la marque. C'était une stratégie dans laquelle je ne pouvais tout simplement pas m'identifier. 
J'avais trouvé un super espace sur le Faubourg-Saint-Honoré, j'étais entré en contact avec le gars de l'immobilier qui est l'ami d'un ami, et nous avons commencé à en discuter... Mais quand je suis retourné voir le groupe PPR avec mon idée, leur réaction a été : "Oh non, non, non, pas de Faubourg-Saint-Honoré, vous n'êtes pas sérieux? J'ai dit 'si vraiment, l'architecture est incroyable, ce n'est pas un magasin classique.' puis six mois se sont écoulés, six longs mois de négociations... c'était tellement frustrant. Tout était comme ça.
La chose dont je suis le plus fier, c'est que Balenciaga est devenue une grande entité financière et continuera d'exister. Mais je commençais à me sentir comme si j'étais aspiré, comme s'ils voulaient voler mon identité en essayant d'homogénéiser les choses ; ce n'était plus du tout épanouissant. Les pièces les plus fortes que nous avions faite pour le défilé étaient ignorées par les dirigeants de la maison qui est devenue une simple entreprise. J'ai commencé à être malheureux quand j'ai réalisé qu'il n'y avait plus rien de moi dans les collections : l'intérêt ou la reconnaissance des recherches réalisées dans chaque vêtement... ils ne s'en souciaient plus, l'important était seulement le résultat d'un point de vue financier."
Après 15 ans chez Balenciaga, les dernières rumeurs font état d'un remplacement de Marc Jacobs chez Louis Vuitton par Nicolas... 
affaire à suivre donc.


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